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Un monde derrière vitre

Un précieux vitrail de Notre-Dame de Paris

La collection de Fritz Mayer van den Bergh inclut le plus ancien vitrail conservé dans un musée flamand. Découvrez comment ce chef-d’œuvre du 13e siècle est passé par la cathédrale Notre-Dame de Paris avant de finir ses pérégrinations à Anvers. Après avoir fait l’objet d’une très minutieuse restauration, le vitrail de l’Annonciation peut aujourd’hui être à nouveau admiré dans toute sa splendeur.

© Ans Brys (voor restauratie)

L’archange Gabriel annonce à Marie qu’elle porte l’Enfant de Dieu. L’Annonce faite à Marie, ou Annonciation, est un thème qui a très largement inspiré les artistes. Peintres, sculpteurs, compositeurs, écrivains ont régulièrement traité ce thème, certains avec retenue, d’autres de manière exubérante.

Ce thème était aussi manifestement cher à Fritz Mayer van den Bergh car il figure plusieurs fois dans sa collection. Ce vitrail du 13e siècle en donne une illustration tout à fait exceptionnelle. Le maître-vitrier du Moyen-Âge livre ici une version sobre et stylisée de l’Annonciation, avec un usage économe mais puissant des couleurs.

Ce chef-d’œuvre d’une sérénité manifeste a eu une vie en fait très mouvementée. Comment un vitrail du milieu du 13e siècle pour une église parisienne se retrouve-t-il plus de sept siècles plus tard à Anvers ? Quel rôle a joué la cathédrale Notre-Dame de Paris ? Et comment est-il possible qu’un vitrail, par définition un objet d’une grande fragilité, ait fait ce long voyage sans subir des dommages majeurs ? Nous avons le plaisir de vous révéler les dessous de cette Annonciation, le plus ancien vitrail dans un musée flamand.

Un vitrail en mouvement

Il faut aujourd’hui quelques heures à peine pour voyager de Paris à Anvers. Mais notre vitrail ne date pas d’hier et il lui a fallu beaucoup plus de temps pour arriver jusqu’ici.

Un œil pour la qualité

Fritz Mayer van den Bergh n’est pas n’importe quel collectionneur. Car si d’autres ont recours à des experts avant de faire une acquisition, Fritz lui est sollicité pour son expertise. À la manière d’un scientifique, il s’intéresse à diverses disciplines artistiques de diverses périodes, souvent à contre-courant de l’esprit de son temps.

Pas n’importe quelle pièce

Le mystère peut régner sur les origines de ce vitrail, mais une chose est sûre : il s’agit d’une pièce majeure et ce n’est pas sans raison qu’elle figure depuis 2018 sur la Liste des Chefs-d’œuvre Flamands.

Une restauration sans faille

Le restaurateur Joost Caen avait depuis longtemps envie de contribuer à la conservation de l’exceptionnel vitrail du Musée Mayer van den Bergh. Il était donc aux anges quand on lui a donné le feu vert.

Un choix crucial

La décision de la restauration est une chose, la réaliser est une tout autre affaire. Là aussi, il y a quantité de choix à faire, certainement dans le cas d’une œuvre d’art aussi précieuse et aussi fragile.

Un art sans prix

Nous savons tous que le verre est une matière cassable. Mais nous ne savons pas toujours à quel point ce verre était précieux dans le passé. Jusqu’au 16e siècle en effet, un tableau ou une tapisserie murale coûtait moins cher à réaliser qu’un vitrail.